Soutenance de thèse d'Audrey Chamboredon
Nous sommes heureux d’annoncer la soutenance de thèse en sociologie d’Audrey Chamboredon, ATER à Sciences Po Lille de septembre 2024 à août 2026, intitulée « Les trajectoires parentales des classes moyennes et supérieures au prisme des choix résidentiels et scolaires. Analyse comparée de deux grandes métropoles régionales (Lille et Toulouse) »
- Lorenzo BARRAULT-STELLA, Directeur de recherche CNRS, Cresppa-CSU (rapporteur).
- Sonja KOSUNEN, Professor of Education, School of Educational Sciences and Psychology, University of Eastern Finland.
- Marco OBERTI, Professeur des universités, CRIS, Sciences Po (directeur).
- Clément RIVIÈRE, Maître de conférences, CeRIES, Université de Lille.
Élise TENRET, Maîtresse de conférences, IRISSO, Université Paris Dauphine (rapportrice). - Agnès VAN ZANTEN, Directrice de recherche émérite CNRS, CRIS, Sciences Po.
En comparant la façon dont les aspirations résidentielles et les choix scolaires des familles se déploient dans les deux métropoles, la thèse s’attache à explorer l’influence de l’espace sur les représentations et pratiques des parents. Elle montre notamment que les différences des marchés scolaires (plus « libéralisé » dans la métropole lilloise et plus « contraint » dans la métropole toulousaine) orientent la manière dont les familles conçoivent leurs choix éducatifs, la temporalité de ces choix, et leur propre rapport aux autorités scolaires. Cependant, ces différences n’influencent que marginalement leur propension à intégrer la qualité perçue des écoles dans leurs choix résidentiels. Les parents s’installent souvent dans un logement alors que leurs enfants sont en bas âge et intègrent alors peu la question scolaire. Au regard des aspirations résidentielles qui réduisent le champ des quartiers financièrement accessibles, le marché du logement est vécu comme plus contraignant que le marché scolaire dans les deux agglomérations. La thèse déplace ensuite la focale de la question du choix résidentiel comme possible stratégie scolaire à la question plus large de l’influence de la scolarité des enfants sur les trajectoires résidentielles. Le fait d’avoir des enfants scolarisés favorise l’immobilité dans le logement, car les parents sont souvent réticents à changer d’établissements en cours de cycle scolaire. Cette situation peut contraindre pendant un temps les trajectoires résidentielles, et cet enjeu touche particulièrement les familles locataires ainsi que les mères à la suite d’une séparation conjugale.
